• express-online.com
  • Actualites > Peut-on rester compétitif malgré les prix pratiqués par les transporteurs des pays de l’Est ?
  • Peut-on rester compétitif malgré les prix pratiqués
    par les transporteurs des pays de l’Est ?

    Actualités - Peut-on rester compétitif malgré les prix pratiqués par les transporteurs des pays de l’Est ?

    Actuellement les transporteurs des pays de l’est réalisent près de 80% des transports VL supérieurs à 500 km au départ de la France, en cabotage ou hors cabotage.

    Les donneurs d’ordres Français sont généralement en relation avec des affréteurs Français qui sous-traitent leurs transports VL longue distance aux transporteurs d’Europe de l’Est. La sous-traitance s’opère souvent par l’intermédiaire d’un commissionnaire de transport substitué, généralement Polonais ou Espagnol.

    Les taux kilométriques payés en longue distance aux opérateurs d’Europe de l’Est sont actuellement compris entre 0,50 € et 0,60 € par km en charge, auxquels pourra s’ajouter un léger surcoût lié au kilométrage d’approche jusqu’au point d’enlèvement.

    Rappelons ici que le salaire brut moyen en Pologne est de 3670 zloty en août 2013, soit 840 € environ, contre 1800 € dans la zone Euro, et que le taux de charges sociales moyen est de 26% en novembre 2013 en Pologne contre 51,7% en France.

     

    Alors est-il possible de lutter contre cette concurrence par l’optimisation du nombre de rechargements et pourquoi pas, de reprendre des parts de marché perdues ?

    Nous avons eu de nombreux échanges avec les affréteurs Français, et la plupart d’entre eux sont conscients de la nécessité de soutenir nos moyens roulants nationaux, aussi bien VL que poids lourds, à coûts kilométriques équivalents  ou même légèrement plus chers.

    Des taux kilométriques qui se normalisent sur les longues distances

    Ainsi un tarif de 0,60 € à 0,65 € HT basé sur le kilométrage en charge incluant le kilométrage d’approche peut permettre aux transporteurs nationaux d’être économiquement compétitifs par rapport aux transporteurs des pays de l’Est. Sur ces bases tarifaires, nos transporteurs nationaux peuvent gagner normalement leur vie en rechargeant assez régulièrement leur véhicule sur le trajet retour. …Or un transporteur qui inscrit sur express-online la disponibilité de son trajet Retour avant même de partir pour son trajet Aller, et qui est prêt le cas échéant à attendre quelques heures avant de revenir vers son secteur de départ, a des probabilités significatives de rechargement.

    Les transporteurs Polonais acceptent de moins en moins les conditions sociales qui leur sont imposées, les prix pratiqués par les transporteurs Polonais commencent à augmenter et Express-online intéresse de plus en plus d’affréteurs express.

    De nouvelles lois nationales qui imposent le contrôle des co-contractants

    Les entreprises établies hors de France qui détachent un ou plusieurs salariés sur le territoire national pendant une durée égale ou supérieure à huit jours consécutifs pour réaliser des opérations de cabotage routier ou fluvial sont soumises à l'obligation de déclaration de détachement prévue aux Articles R. 1263-3 à R. 1263-5 du code du travail.

    Le code du travail impose désormais aux donneurs d‘ordres Français de vérifier avec la plus grande vigilance la régularité de la situation sociale et fiscale de leurs co-contractants établis à l’étranger.

    Voir à ce sujet « Les obligations de contrôle vis-à-vis des co-contractants établis à l’étranger »

    Enfin dans le cadre des propositions de loi sur le dumping social, le travail illégal et la concurrence déloyale, la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale a adopté le 12 février 2014 un amendement visant à étendre aux transporteurs étrangers par véhicules légers la règlementation relative au cabotage… La France, pays de transit, est le pays le plus caboté d’Europe et représente aujourd’hui à elle seule 1/3 du cabotage européen. C’est dire l’importance de la mise en œuvre d’une réglementation sur le cabotage applicable aux véhicules légers (VUL).

    Voir à ce sujet : « Cabotage routier de marchandises - La réglementation en France »

    L’évolution est en marche et peut nous rendre raisonnablement optimistes sur l’avenir du transport léger Français en longue distance.

     

    Cet article vous a intéressé ? N'hésitez pas à nous suivre sur notre compte Google +